22 juin 2017

Grande exposition estivale

Bonjour à tous !

Je vous parle aujourd'hui d'une exposition qui s'est programmée tout récemment, et qui est pourtant une des expos les plus ambitieuses que j'aie réalisée quelques temps. 

Elle s'intitule "Carnets de voyage", car elle est une compilation de carnets + portraits d'ateliers réalisés ces dernières année. Elle se tiendra en 2 parties :
- le centre d'arts visuels, qui est une salle immense et magnifique
- la salle d'expo du 2ème étage de la médiathèque

J'exposerai des grands tirages de mes portraits, et de nombreux originaux de mes carnets de voyage (pour certains jamais montrés) au Quai des Arts de Cugnaux, tout près de Toulouse.

J'ai remanié pour l'occasion certains de mes carnets, et j'en ai désossés certains pour pouvoir en exposer le maximum !




Dates d'exposition : 
30 juin au 29 juillet.
Puis du 16 au 19 août.

Vernissage :
Le 29 juin à partir de 18h30. 
J'y serai et j'espère vous voir nombreux !
De 18h30 à 19h30, je ferai des dédicaces (ensuit place au vernissage !)

L'adresse : 
Quai des Arts
Place Léo Lagrange
31270 Cugnaux

Contact :
tél. 05 81 60 82 62
quaidesarts@mairie-cugnaux.fr



Horaires d'ouverture :
Accueil Général du Centre d’arts visuels :
mardi – jeudi – vendredi : 14h-18h
mercredi : 10h30-18h
samedi : 10h30-17h
fermé les dimanches, lundis et jours fériés
Bibliothèque / Cyber-base :
mardi – vendredi : 14h-18h
mercredi : 10h30-18h
samedi : 10h30-17h
fermé les dimanches, lundis, jeudis et jours fériés

14 juin 2017

RDV à Cordes sur Ciel (Tarn)

Je vous fais suivre tel quel le communiqué pour mon week end de présence à Cordes-sur-ciel, les 24 et 25 juin à la Galerie Traces d'Art :

NB : Le 25 juin je ne serai présente que de 14h à 18h.


Cette photo c'est qu'un échantillon de ce qui sera visible ce week-end là. En effet, pour l'occasion, la galerie, qui accueille d'habitude d'autres artistes, me sera entièrement dédiée, seulement pour le temps du week-end. Ce sera une version "augmentée" de l'expo ! Ensuite tous les artistes de la galerie retrouveront leur place.


12 juin 2017

No Mad Festival 2017 (et ateliers carnet de voyage !)


Je serai (avec plein de gens super) à la troisième édition du NO MAD festival de Cergy Pontoise les 17 et 18 juin. C'est un festival de voyage responsable qui accueille des expos, des conférences, des ateliers, des concerts, des films, et même du stand-up.

Au programme en ce qui me concerne :
- J'aurai un stand où j'exposerai quelques planches de mon dernier voyage en Papouasie, et où je dédicacerai mes livres ;

- J'anime 2 ateliers d'initiation au portrait, le samedi 17 de 17h à 19h, et le dimanche 18 juin à 17h à 19h. Attention le nombre de places est limité. Les inscriptions se font au 01 34 41 70 60 auprès de l'Office de tourisme de Cergy Pontoise (NB : Je n'enregistre pas les inscriptions !)
Il y aura aussi des ateliers carnet de voyage avec mes amis Philippe Bichon et Antonia Neyrins (j'en parle plus loin).

- On parlera bateaux engagés avec Titouan Lamazou et Jean-Marie Hullot (de la Fondation Iris, qui était à l'origine de notre expé en Papouasie cet hiver) le samedi à 14h.


  
La liste de tous les invités :



L'ensemble du programme est à consulter en ligne sur ce lien.

Infos pratiques :
QUAND ? 
17 et 18 juin 2017
OÙ ? 
Office de Tourisme de Cergy-Pontoise, place de la Piscine - Pontoise
QUI ? 
Titouan LamazouRoland et Sabrina MichaudKares Le RoyBenjamin Decoin (photographes) ;
Stéphanie Ledoux, Philippe Bichon, Antonia Neyrins (carnettistes) ;
Louis-Philippe Dalembert, Olivier Weber et Marc Alaux (globe-trotteurs et écrivains) ;
Certe Mathurin (humoriste)...
Détails sur le lieu : 
La 3ème édition du No Mad Festival est prévue les 17 et 18 juin 2016 et prend place sur le site magnifique de l'Office de Tourisme de Cergy-Pontoise, sur les quais, au pied des remparts (Place de la Piscine, 95300 Pontoise). Le No Mad Festival se déroule à la fois en intérieur, dans la salle de conférence pour les conférences, débâts et projections, comme en extérieur pour les déambulations musicales, concerts et performances artistiques, au coeur d'un village de partenaires spécialement aménagé le long de la promenade longeant l'Oise et sur le superbe toit-terrasse de l'office.

Ateliers :
Le festival propose différents types d'ateliers : 

Initiation au CARNET DE VOYAGE :
- 1 atelier avec Philippe Globecroqueur Bichon
- 1 atelier-croisière avec Antonia Neyrins
- 2 ateliers avec Stephanie Ledoux

Initiation à la PHOTOGRAPHIE DE VOYAGE :
- 1 atelier avec Madame Oreille, photos de voyage

Une séance de YOGA MANDALA par L'Odyssée du papillon.

Et 2 ateliers "PLANTES & VOYAGE" pour confectionner soi-même des soins naturels aux plantes dispensés par Ann Aït-Touati.

NB : Je ne m'occupe pas des inscriptions !
Pour réserver, appelez dès maintenant l'Office du tourisme de Cergy-Pontoise au 01 34 41 70 60.

S'engager auprès du NO MAD Festival :
Comme l'an dernier, le festival souhaite rester gratuit, mais sollicite un coup de pouce financier via une plateforme de crowdfunding. Si vous voulez les aider, c'est par ici, merci pour eux !

08 juin 2017

Salon du livre de Vannes

Avis aux Bretons, je serai ce week end en dédicace au 10ème salon littéraire Livr'à Vannes, auprès de 200 auteurs (dont les talentueux Claire et Reno Marca, et Emmanuel Michel).
Ce sera les 10 et 11 juin, sur le stand de la librairie Au Jardin des Bulles. Je serai sans doute là aux horaires d'ouverture du festival (10h-19h, sauf petites pauses repas et dégourdissage de poignet).
Pour découvrir la programmation c'est ici :

Montage photo : Fabrice Lépissier

06 juin 2017

Exposition "Regards croisés France-Colombie"

Il y a un an, je revenais d'un voyage enchanteur en Colombie, emmenée par les passionnés de l'agence Aventure Colombia.

J'avais été guidée dans le pays par des passionnés, et notamment Tristan Quevilly, un photographe talentueux expatrié en Colombie, qui m'avait fait découvrir la culture des amérindiens Koguis.

L'Agence Aventure Colombia organise, à l'occasion de l'année de la Colombie en France, une exposition itinérante de photographies et de peintures intitulée "Regards croisés France-Colombie".

La première étape de cette tournée sera Paris. L'exposition sera accueillie dans les locaux des Editions Intervalles (Paris 9ème).

Le propos :

Cette exposition est une sélection des 40 plus belles oeuvres (photographies, illustrations et vidéos) sur la Colombie et ses habitants réalisées au cours de ces 10 dernières années par des Français épris de la Colombie.
L’exposition se développe autour de 4 régions du pays : la Sierra Nevada, la région du café, Carthagène des Indes et la région de Silvia et le parc du Puracé...

Le Lieu :

Editions Intervalles
2 rue Bleue
75009 Paris
Tel. 33 (0) 1 53 43 83 30
Fax. 33 (0) 1 53 43 05 95

Les artistes :

Mathieu Perrot-Bohringer (qui a organisé mon voyage)
Mathieu a fondé l’agence Aventure Colombia il y a 10 ans. Passionné par la Colombie et les images aériennes, il réalise des photos et vidéos des plus beaux endroits de ce pays vu du ciel..

Tristan Quevilly (qui m'a ouvert les portes d'un village Kogui, dans la Sierra Nevada)
Photographe & collaborateur d’Aventure Colombia.
Passionné par la Colombie, Tristan Quevilly s’y est installé il y a deux ans et photographie les beautés de ce pays et de son peuple.







Stéphanie Ledoux
Artiste voyageuse, carnettiste, peintre. Stéphanie Ledoux sillonne la planète et croque avec sensibilité et passion les peuples, les lieux , les cultures qu’elle rencontre.






Infos vernissage :



NB : Pour des raisons d'assurance, mes oeuvres exposées sont des tirages imprimés sur toile, et pas des originaux. Et je ne serai malheureusement pas présente au vernissage

29 mai 2017

Carnets de Papouasie #4

Le dessin comme passeport dans les villages papous côtiers et forestiers

Plus d’une fois, notre pirogue nous emmène dans des lieux où peu d’Occidentaux ont mis les pieds avant nous. Même dans les endroits les plus reculés, il y a des traces de vie humaine : chemins papous discrètement marqués pour la chasse, jardins de bananiers et papayers sur les berges des rivières… De minuscules villages papous ne sont jamais très loin. Les habitants nous attendent sur la berge, l’air un peu surpris de nous voir débarquer, mais s’attendant à ce qu’on vienne se présenter. En région papoue en effet, la nature n’est pas à la disposition de tous. En terre papoue, l'espace appartient toujours à quelqu'un, que ce soit sur mer ou sur terre, et pour avoir le droit de jeter l’ancre, de plonger ou même de se promener en forêt, il faut en référer au chef du village et obtenir son accord préalable.




A chaque nouvelle étape, il faut faire connaissance, expliquer pourquoi nous sommes là, demander l'autorisation d’arpenter la forêt, et solliciter leur aide et leur expérience pour trouver les meilleurs sites d’observation des oiseaux.
L’accueil est généralement souriant et volontaire, mais souvent, se poser et réaliser un dessin en guise d’introduction et utiliser le guide des oiseaux de Nouvelle-Guinée pour leur demander ce que l'on trouve dans leurs forêts, aide à détendre l’atmosphère et à se faire accepter.

Dans ces situations, lors des premières minutes, nous nous sentons en complet décalage culturel, un peu comme au temps de Wallace probablement…








Expérimenter la « rainforest »


29 décembre 2016 : 
Nous remontons la rivière Gam en pirogue de bois, pour aller observer le Paradisier petit-émeraude en forêt. Agus est notre guide papou, qui sait exactement où les observer. Nous sommes partis par une belle journée, sans trop se méfier, mais allons apprendre à nos dépens que la « rainforest » ne porte pas ce nom pour rien… car ce sont des trombes d’eau qui s’abattent bientôt sur nous, mettant en danger le matériel photographique des uns et des autres…
Note pour plus tard : En Papouasie, les sacs étanches sont indispensables à la survie de son matériel électronique !
Nous avalons notre pique-nique debout dans la rivière, il est rincé à grande eau par la pluie. Nous traversons à pied la rivière qui monte à vue d’œil, et l’eau remplit les bottes en caoutchouc, et quelques uns manquent de tomber à l’eau. Nous suivons Agus dans la forêt détrempée, dans une montée glissante sur un sol boueux. Lui avance pieds nus ! La végétation luisante redonne tout son mystère à la forêt. Nous parvenons trempés jusqu’aux os dans sa case de chasseur papou, maison en bois sur pilotis avec tout le confort qu’on peut attendre.
L’observation du paradisier petit-émeraude ne sera pas pour aujourd’hui, mais à l’abri de la pluie équatoriale, nous faisons griller des bananes au feu de bois, tentons de sécher, admirons les différentes formes de flèches taillées pour la chasse par Agus… Certaines sont destinées à des cibles humaines… dans l’éventualité de guerres inter villageoises, mais Agus assure n’avoir jamais eu à s’en servir. Sa dernière proie, c’était un kangourou !
Je dessine le portrait d’Agus avec les doigts tellement ramollis d’eau que je ne dois pas effleurer le papier.




24 mai 2017

Carnets de Papouasie #3

Entre terre et mer… Tenter le dessin sous-marin…


Les centres d’intérêt de l’expédition se partagent entre milieu terrestre et milieu aquatique…
Le plus dur, le matin, c’est de choisir si j’enfile une combinaison de plongée ou des bottes en caoutchouc !
Nous plaisantons de notre syndrome de « FOMO » (fear of missing out), une expression anglophone qui traduit bien la peur de rater quelque chose qui se passe là où on n’est pas, alors même qu’on est en train de vivre autre chose, même fabuleux !
L’intuition me mènera souvent au bon endroit, même si je ne me remettrai jamais vraiment d’avoir loupé les pigeons couronnés, et un requin tapis barbu géant (wobbegong) de quatre mètres de long !

Pour dessiner sous l’eau, j’ai préparé une petite tablette et un bloc de feuilles résistant à l’eau.
Le plus difficile, c’est de se stabiliser, les jours où le courant est fort.
J’apprends vite à repérer les espèces de poissons qui se laissent dessiner. Et il y a tous ceux qui sont trop rapides, les timides qui se cachent sous les patates de corail, les malins qui se présentent sous leur côté le plus plat (les poissons anges souvent)…
Et toutes ces fois où l’émotion est trop forte pour être concentrée correctement sur mon dessin (comme cette plongée avec les raies mantas par exemple).

Peu de fois je suis satisfaite des dessins que je ramène à la surface, mais bien qu’imparfaits, ils sont chargés de l’authenticité de la plongée. Alors pour les compléter, je me servirai des photos de Tof, de Jonathan, de Julien ou d’Emilia, pour faire des planches colorées qui me satisferont davantage.


Photo : Jonathan Hullot


Photo : Jonathan Hullot




Dessiner immergée dans une soupe de méduses


28 décembre 2016 :
A Misool, au cœur d’une minuscule île karstique, nous découvrons un endroit insoupçonné de l’extérieur, et un peu secret… Un lac intérieur, d’eau salée, contenant des méduses qui s’y reproduisent depuis tellement longtemps, sans le moindre prédateur, qu’elles ont fini par perdre leur pouvoir urticant.
Il y a seulement 7 lacs à méduses dans le monde, dont 5 en Indonésie.

Ces méduses endémiques sont symbiotiques d’algues zooxanthelles et ne se nourrissent que… de la lumière du soleil !

Après une marche assez acrobatique dans les karsts, nous nous immergeons dans l’eau tiède du lac, sans les palmes, au milieu de millions de méduses gélatineuses et délicates. Elles se touchent quasiment toutes, et nous nous devons nous mouvoir très lentement pour ne pas les blesser, car elles sont fragiles autant que délicates.
Leur densité est telle, que mon premier sentiment oscille entre fascination et répulsion. Je m’installe pour les dessiner avec mon matériel aquatique, et m’habitue à cette drôle de sensation de les sentir pulser doucement contre ma peau. Elles sont tellement nombreuses qu’elles obscurcissent parfois la feuille !


Photo : Jonathan Hullot



à suivre...